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Les projecteurs changent de cible

Publié le 1 septembre 2022 - Écrit par Michel Brien, Producteur laitier et de foin de commerce à Racine

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Editorial paru dans le bulletin Solidarité agricole de septembre 2022

Des chercheurs de l’Université du Québec à Trois-Rivières ont sillonné le fleuve St-Laurent à bord d’un laboratoire flottant. Ils ont découvert que les bactéries E coli, qui excèdent souvent les normes, proviennent davantage de sources humaines qu’animales. L’impact des municipalités pourrait être plus grand qu’on le croyait sur la mauvaise qualité de l’eau.

Michel Brien, président

Nous apprenions aussi dernièrement que des usines bénéficieraient d’un droit de polluer au-delà des normes. De plus, saviez-vous que 120 grandes entreprises au Québec sont responsables de 80 % des émissions de gaz à effet de serre (GES)? Quant à elles, les 29 000 entreprises agricoles du Québec émettraient 9 % des GES.

Malgré des années d’efforts pour améliorer nos pratiques agricoles, les producteurs sont trop souvent pointés du doigt lorsqu’on parle de la qualité de l’eau ou de l’air. Une prise de conscience est toutefois en train de prendre forme. D’autres acteurs partagent la responsabilité de protéger les milieux dans lesquels nous vivons au bénéfice de toute la communauté.

La protection de l’environnement doit aussi passer par l’amélioration des pratiques municipales et industrielles. Il y a donc un espoir pour l’humanité, si tous les maillons collaborent. La science nous aidera. La solidarité aussi.

Un moratoire usé, basé sur ce manque de science et des perceptions trompeuses empêchent toujours la remise en cultures de terres en friches, là où les données le justifieraient. Il faudra pourtant continuer à nourrir la population; en misant sur le plus d’autonomie possible.

En même temps, des gens achètent des terres agricoles et ne les exploitent pas. Parfois même avec la complicité des décideurs. D’autres achètent des terres seulement pour spéculer. Tout ce bordel provoque une hausse artificielle du prix des terres. Les producteurs vieillissent ou s’écœurent. Comment voulez-vous établir la relève dans ce contexte?

Les projecteurs se tournent tranquillement ailleurs. La campagne électorale en cours nous démontrera le sérieux des gens qui aspirent à nous diriger. Osons poser nos questions, expliquons autant de fois qu’il le faudra. Demandons un avenir meilleur.

Michel Brien
Producteur de lait et de foin de commerce à Racine
Président de la Fédération de l’UPA-Estrie